Action Antifasciste » Lettre d’info #2 – 9/12/11
Lettre d’info #2 – 9/12/11
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Action Antifasciste.
Lettre d'info #2 – 9/12/2011
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//Sommaire:
[rassemblement]
1/ A Paris contre la campagne fasciste de l’Institut Civitas, dimanche 11 décembre à 15h, place Saint Michel.
[infos]
1/ Pour des personnes ayant ayant eu des soucis avec la police lors de la lutte anti-CASTOR à Valogne, voici le mail de la Legal Team : legalteamvalognes [at] riseup [point] net
[actu. France]
1/ Un article le l'est républicain sur le procès du Front Comtois à Montbéliard.
2/ Un article de "droites-extremes" (blog du Monde) sur l'opposition à la venue de Marine Le Pen dans une université parisienne.
3/ Une école aux mains de l'Opus Dei en Picardie : un article du Nouvel-Observateur.
4/ Une interview de Sophia Aram dans Télérama à propos des menaces fascistes à son encontre.
5/ Le FN agressé dans une cité à Marseille (l'Express).
[actu. Turquie]
1/ La Turquie se dirigerait-elle vers le fascisme? (Actukurde.fr)
[actu. Quebec]
1/ Un article de Sabotagemedia à propos de l'attaque d'une manif identitaire.
[actu. Hongrie]
1/ "L’extrême-droite hongroise veut détenir les Roms dans des camps" : un article de Euronews.
[actu. Allemagne]
1/ Un article du Monde sur les lien entre les assassins nazi arrêtés récemment et le NPD
fin du sommaire//.
[rassemblement/concert]
1/
Voici le texte d'appel signé par plusieurs organisations :
Depuis deux mois le courant catholique intégriste fédéré par l’Institut Civitas mène campagne contre des pièces de théâtre qu’il juge « blasphématoires ».
Epaulé par des groupes violents, racistes, antisémites et hostiles aux musulman-e-s comme le GUD, le Renouveau français ou l’Action française, il s’efforce de perturber la représentation de ces pièces par tous les moyens (intrusion dans le Théâtre de la Ville et agressions de spectateurs, prières de rue, utilisation de moyens de sonorisation puissants comme à Toulouse…).
Après s’être attaqué à Sur le concept du visage du fils de Dieude Romeo Castellucci, il s’en prend à Golgotha pic-nicde Rodrigo Garcia. Il ne compte pas s’en tenir là puisqu’un des porte-parole de Civitas a annoncé fin octobre qu’il contesterait toutes les oeuvres qu’il juge « blasphématoires ». Ces catholiques intégristes veulent une France et une Europe « chrétienne et qui le reste » comme ils l’ont déjà déclaré, c’est-à-dire une société raciste débarrassée de ses migrant-e-s et où la religion occuperait une place centrale.
L’extrême droite constitue une menace à la liberté de création et d’expression. A chaque fois qu’elle a dirigé une ville ou un état, elle s’est employée à interdire des spectacles et à retirer des bibliothèques des ouvrages contraires à son idéologie, voire à les brûler. Dans le cas présent, nous savons bien que ces mouvements veulent avant tout occuper la rue pour propager leur idéologie de haine et d’intolérance, en utilisant au besoin la violence afin d’intimider celles et ceux qui pensent autrement. C’est ce qu’ils ont fait en 1989 en incendiant le cinéma qui diffusait La Dernière tentation du christ de Martin Scorcese à Saint Michel.
Face à cette offensive violente et coordonnée :
* Nous récusons l’usage de la notion de « blasphème », terme d’un autre âge qui vise à interdire de fait toute critique rationnelle de la religion et à en faire un délit afin d’obtenir la soumission des populations à un ordre autoritaire et obscurantiste ;
* Nous dénonçons une stratégie d’un groupe de pression affilié à l’extrême droite qui vise à faire reculer les libertés et les droits dans tous les domaines (contraception, IVG, liberté sexuelle, programmes scolaires, culture…) contre les jeunes, les femmes et les travailleurs-ses ;
* Nous rejetons également avec la plus grande fermeté un discours identitaire et pseudo-laïque stigmatisant les migrant-e-s, dénigrant les artistes et les enseignant-e-s, mais aussi visant à affaiblir la séparation des églises avec l’état et donc une laïcité émancipatrice à laquelle nous sommes attaché-e-s. Cela relève d’une stratégie de diversion et de division des travailleuses et travailleurs afin de pouvoir les écraser par des politiques d’austérité et de destruction de leurs droits. Le pouvoir actuel, la droite et l’extrême droite se partagent largement cette responsabilité. _
En laissant l’extrême droite perturber plusieurs spectacles, voire même en lui apportant une protection policière, le pouvoir contribue à bafouer la liberté de création artistique.
Face à ces menaces et à une volonté de s’approprier l’espace public, nous appelons les jeunes, les femmes, les travailleurs-ses, les artistes et créateurs-trices et plus largement la population parisienne à se mobiliser fortement pour faire échec au danger que représente l’extrême droite en participant
à la manifestation Dimanche 11 décembre
15 h00, place Saint Michel à Paris
Premiers signataires : Action antifasciste Paris banlieue, Les Alternatifs, Alternative libertaire, Fédération anarchiste, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Culture, SUD Etudiant, Parti de gauche, CNT Culture spectacle Région parisienne, Solidaires Paris, Parti communiste français Paris, FSU 75, Gauche Unitaire…
[actu. France]
1/
estrepublicain.fr [photos et vidéo sur le site]:
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2011/12/08/le-front-comtois-juge-ce-matin-a-montbeliard-sousd-haute-surveillance
"Le Front Comtois" jugé à Montbéliard: le procès d'un guignol
L’avocat de Gaëtan Perret, leader du Front comtois jugé ce matin, a assuré qu’il avait « fait le guignol » et qu’il regrettait. Sincère ?
Le fondateur du groupuscule d'extrême droite "Le Front comtois" était jugé ce matin à Montbéliard pour incitation à la haine raciale. Plusieurs associations, syndicats et partis politiques avaient appelé à manifester devant la cité judiciaire de la ville. Leur plainte était à l'origine de l'action publique. Par crainte de débordements, vingt-cinq policiers du commissariat local et une quarantaine de gendarmes mobiles de Dijon avaient ont pris position tôt ce matin aux abords de la salle d'audience.
Amusant. Lorsque ce matin, le président du tribunal de Montbéliard Patrice Bourquin lui demande d’avancer jusqu’à la barre, Gaëtan Perret se place… du mauvais côté, faisant ainsi face à la salle d’audience ! Rires étouffés dans le public et remarque amusée du magistrat : « C’est un tribunal ici, pas une tribune ! »
Un gag involontaire pour une affaire pas drôle du tout. Si ce jeune homme de 23 ans, sans emploi, coupe très courte et bouc soigné, se trouve ici, c’est en effet pour répondre d’incitation à la haine et à la provocation raciale. L’objet du délit : des affiches placardées en début d’année sur tout le pays de Montbéliard, signées du Front comtois, groupuscule de jeunes « identitaires » d’extrême-droite, réunis en une association 1901 que Gaëtan Perret préside.
L’une de ces affiches proclamait : « Ici c’est la Comté, pas Alger ». L’autre : « Islam hors d’Europe ». L’objet de la plainte d’une quinzaine d’associations, de syndicats et de partis politiques concernait également un article du site internet du Front comtois, dans lequel l’auteur écrivait, entre autre : « A nos églises, ils préfèrent leurs mosquées, ils imposent leurs minarets et voilent nos filles […] un jour il faudra reprendre ce qu’ils nous ont volé ». Ce morceau de bravoure se terminant par un curieux « Je ne reconnais pas ma capitale, Paris, c’est Tel-Aviv-sur-Seine ».
« Ce texte », a bredouillé Gaëtan Perret, « on l’a recopié sur un autre site. Je ne pensais pas qu’il pouvait tomber sous le coup de la loi, je pensais qu’on était dans les limites de la liberté d’expression ». « Et les affiches ? » a interrogé le président. « Je ne voulais blesser personne, je voulais seulement dénoncer l’islamisme et ses dérives ».
« Mais vous confondez l’islam et l’islamisme ! » a alors tonné André Chamy, avocat des associations antiracistes, constituées parties civiles. « Vous revendiquez une identité, mais vous ne maîtrisez même pas la langue française. Vous jouez la surprise, la naïveté et l’ignorance. Eh bien, que ce tribunal ait alors un rôle éducatif. Qu’il vous rappelle les limites de la liberté d’expression ! Qu’il vous rappelle que l’identité française n’est pas celle de l’exclusion, mais de ses valeurs républicaines, une identité fraternelle, intelligente et solidaire ! », a-t-il conclu, en réclamant 1.000 € de dommages et intérêts pour chacune des associations plaignantes.
Dans un brillant réquisitoire, la procureure Thérèse Brunisso s’est, elle, appuyée sur les fondements juridiques qui définissent le délit d’incitation à la haine raciale, notamment la loi Pleven de 1972. « Le délit est constitué sans contestation possible », a-t-elle indiqué. « Mais ces slogans agressifs, ces mots qui blessent sont sans doute plus insupportables dans notre région, dont la richesse s’est constituée sur la force des immigrés. Toutes les personnes d’origine étrangère se sentent visées », a-t-elle estimé, en requérant une amende 3.000 €.
Avocat parisien de la défense, Romain Graëffly a immédiatement plaidé coupable. « Le délit est constitué, mon client a commis une erreur. Il est allé trop loin, il a fait le guignol, dans tout le folklore de l’extrême-droite, avec des propos détestables. Mais il n’a que 23 ans, il n’a pas fait d’études et surtout, il a décidé qu’il se rangeait des voitures. Il va quitter ce milieu et ce mouvement, et il présente ses excuses ».
Sincère, tout cela ? On peut en douter, en observant le badge du Front comtois que la compagne de Gaëtan Perret a arboré sur le col de son manteau pendant toute l’audience… Le délibéré sera rendu jeudi.
Serge LACROIX
par Reportage Damien Bessot et Serge Lacroix
2/
droites-extremes.blog.lemonde.fr:
La non-venue mouvementée de Marine Le Pen à Dauphine
Le Front national n'y est plus habitué. Les contre-manifestations contre la venue d'une personnalité du FN, presque systématiques lorsque Jean-Marie Le Pen était président du parti d'extrême droite, avaient disparu depuis l'accession de Marine Le Pen à la tête du Front. Las ! Mardi 6 décembre, alors que Mme Le Pen devait débattre à l'Université Paris-Dauphine de son programme économique – à l'invitation de l'association Dauphine Discussion Débat, présentée comme "apolitique" et "apartisane" – sa venue a été annulée pour cause de contre-manifestation mouvementée.
"Milices de gauche", "nervis"
C'est peu de dire que Marine Le Pen était énervée lors de la conférence de presse qu'elle a convoquée en urgence dans ses locaux de campagne Boulevard Malesherbes à Paris, juste après l'annulation du débat. "Ces violences sont inadmissibles. C'est scandaleux d'empêcher une candidate à la présidentielle de s'exprimer", a notamment lancé Mme Le Pen qui n'a pas hésité à évoqué des "milices de gauche" et de "nervis", pour qualifier les associations à l'origine de la contre-manifestation, notamment l'UNEF (gauche, proche du PS), l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), le Mouvement des jeunes socialistes, et le NPA. Mme Le Pen ira même jusqu'à demander un peu plus tard sur France Info la "dissolution" de "l'UNEF, du MJS et de l'UEJF".
"Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche faire la loi dans notre pays ? Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche brutaliser des étudiants ? D'empêcher une candidate à la présidentielle de s'exprimer dans le cadre d'un débat républicain et démocratique ?", s'est aussi interrogée Marine Le Pen, qui demande "aux responsables de gauche" et à "François Hollande", "de condamner formellement ces violences". "J'attends de la classe politique la même condamnation, aussi ferme et aussi solennelle qu'elle serait intervenue si jamais des jeunes du FN avaient empêché François Hollande de tenir un débat – ce qu'ils n'auraient jamais fait", a-t-elle ajouté.
Mme Le Pen tient "pour partie responsable" le président de Dauphine Laurent Batsch, qui n'aurait pas fait assurer le filtrage suffisant des étudiants pour empêcher les gens venant de l'extérieur de venir au débat. Contacté par Le Monde, M. Batsch n'a pas souhaité réagir à ces accusations.
Des violences décrites volontiers par Marine Le Pen comme importantes, alors que le responsable de l'association Dauphine Discussion Débat, Grégoire de Rugy, venu au local de campagne du FN a fait état, lui, d'"un coup de poing dans la figure" contre un membre de son association. "La blessure n'est pas grave, il est surtout traumatisé", précise-t-il, même s'il parle de "violences contre la démocratie".
"Pas de tribune"
En tout cas, la banalisation du FN dans les universités n'est pas encore acquise. Un peu plus tôt dans la journée, une grosse centaine d'étudiants s'était donc réunie à l'appel notamment de l'UNEF, de l'UEJF, de SOS Racisme, du NPA et de l'Union des étudiants communistes devant l'université de Dauphine dans le 16e arrondissement de Paris. Pour Jonathan Hayoun, président de l'UEJF, il s'agissait de "ne pas donner une tribune à ceux qui sont racistes, xénophobes ou antisémites". "En prenant la parole devant 200 étudiants, de débat devient un meeting de campagne de Marine Le Pen. Elle n'a pas sa place à l'université. Elle dresse les communautés les unes contre les autres, notamment avec la préférence nationale", déclarait M. Hayoun durant le rassemblement. Autre raison de l'opposition de l'UEJF à la venue de Mme Le Pen : son entourage. Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch ou encore Frédéric Chatillon étant spécifiquement visés par l'association étudiante dans son tract.
A l'UNEF, même son de cloche. Guillaume Chiche, responsable du syndicat d'étudiants à Dauphine, estimait que Marine Le Pen "stigmatise toujours une partie de la population, désigne un ennemi de l'intérieur", en prenant aussi comme référence "la préférence nationale". "Le FN est un parti en marge de l'échiquier démocratique", concluait-il.
Il n'y avait pas que des étudiants à être venus protester : quelques enseignants étaient aussi là, pour marquer leur désapprobation, même s'ils étaient déçus de leur nombre.
Hourras
Au départ, l'idée des associations était de manifester devant l'université. Mais poussée par certains, la foule s'est d'un coup engouffrée dans le bâtiment. Le rassemblement se tenait dès lors devant l’amphithéâtre Elie Cohen, où devait avoir lieu le débat. Au cris de "F comme fasciste et N comme nazi, à bas le Front national", la centaine de militants est restée devant la porte quelques minutes, avant de forcer l'entrée latérale de la salle, après des empoignades parfois "viriles", et une bousculade avec les étudiants organisateurs.
Une fois dans l'amphi, les micros et divers objets ont été jetés par terre (l'association Dauphine discussion débat évoque du matériel vidéo). Peu après, les représentants des organisations prenaient la parole. Avant d'annoncer sous les hourras de la salle l'annulation du débat.
3/
Le Nouvel Observateur du 1er décembre 2011:
Une école dans la main de l'Opus Dei
Trois membres de l'Opus Dei étaient jugés pour "travail dissimulé" et "rétribution contraire à la dignité". Ils ont été relaxés, mais le parquet a fait appel.
A quelques kilomètres de Soissons, dans la plaine picarde, une bâtisse austère surgit du brouillard. L'école hôtelière de Dosnon, dirigée par un membre de l'Opus Dei, l'organisation catholique ultraconservatrice, est au coeur du procès qui s'est tenu en septembre, et dont le jugement vient d'être rendu. Ils étaient trois de l'Opus Dei à être poursuivis pour "travail dissimulé" et "rétribution contraire à la dignité". Ils ont été relaxés. Mais ni la directrice, Claire Bardon de Segonzac, ni la secrétaire du château de Couvrelles, attenant à l'école, Agnès Duhail, ni le trésorier de l'Association culturelle universitaire et technique, Francis Baer, dont dépend l'établissement, n'en ont fini avec la justice. Le parquet, qui avait requis de lourdes amendes à leur encontre, a fait appel.
A l'origine de la procédure, Catherine Tissier, 39 ans. La jeune femme était élève, puis employée de l'Ecole Dosnon. Quand elle l'a quittée en 2001, à bout de forces, elle ne pesait plus que 39 kilos. A la barre, elle a raconté d'une voix fluette les journées passées à faire le ménage jusqu'à 21 heures et à s'occuper du linge, sans répit aucun, même les week-ends. Bien que la présidente du tribunal se soit refusé à faire le procès de l'Opus Dei, la "pieuvre de Dieu" était omniprésente dans les débats.
La directrice est soutenue par de nombreuses élèves
Au sein de l'"Œuvre", Catherine Tissier avait le statut de "numéraire auxiliaire", soit une fidèle "qui se consacre principalement aux travaux domestiques". Dénonçant une situation de "dépendance économique", elle a déclaré : "Au bout de dix ans, je n'avais plus que 10 euros sur mon compte." Fragile, dépressive, on la conduisait régulièrement chez un médecin, membre de l'Oeuvre. "Il me bourrait de cachets", affirme-t-elle. "L'Opus Dei n'influence en aucune façon l'organisation de l'école, même s'il y règne une ambiance chrétienne", se défend Claire Bardon de Segonzac. A Dosnon, chaque pièce a son crucifix. Dans la chapelle trône le portrait de Josemaría Escrivá de Balaguer, ce prêtre espagnol, fondateur de l'organisation en 1928, qui disait à ses ouailles : "Humilie-toi : ne sais-tu pas que tu n'es que la poubelle ?" La directrice, qui revendique 100% de réussite dans son école, a reçu le soutien de nombreuses élèves. Mais, au tribunal, deux anciennes pensionnaires ont décrit, des larmes dans la voix, "la saturation physique et mentale" qu'elles éprouvaient à Dosnon. Catherine Tissier a elle aussi fait appel.
Bérénice Rocfort-Giovanni – Le Nouvel Observateur
4/
Télérama :
Sophia Aram, menacée mais pas intimidée
Sur France Inter, son billet n'épargne personne. Insultée et menacée, Sophia Aram a fini par accepter une protection policière. Pour la première fois, elle s'exprime sur le sujet.
Vous êtes l'objet de menaces. Que se passe-t-il exactement ?
J'ai reçu beaucoup d'insultes – et de premières menaces –, après une chronique sur Jean-Marie Le Pen, en janvier 2011. C'était principalement des messages du genre : « on va t'enfoncer des saucisses dans le c… ». Eh oui, ces gens-là ont un rapport très étrange à l'analité ! – et à l'orthographe, si l'on en juge à leurs nombreuses fautes… Au départ, je n'ai pas pris tout cela très au sérieux, mais lorsque les menaces se sont faites plus précises, on a un peu renforcé la sécurité à l'entrée de mes spectacles. Je ne m'attendais pas à ces réactions. Pendant ma chronique, le micro de Jean-Marie Le Pen était ouvert, comme chaque fois, il aurait donc pu intervenir mais il n'a pas réagi [NDLR : pour mémoire, Stéphane Guillon faisait ses chroniques une heure plus tôt, avant que l'invité soit en studio].
Quand la situation s'est-elle aggravée ?
En mars, après un autre billet sur le Front national. Les réactions ont été plus vives. Le FN a publié un communiqué sur son site et la chronique a été reprise sur le blog de Morandini. Tout s'est emballé. France Inter a été assailli de messages, et a reçu des menaces plus précises… La direction de Radio France et la police m'ont conseillé de porter plainte, ce que j'ai fait. Ceci dit, ça m'a permis de rencontrer des policiers très sympas ! En tournée, mes affiches ont commencé à être arrachées – elles le sont encore – et on a dû renforcer la sécurité. En octobre dernier, j'ai joué dans une petite commune près d'Annecy, Saint-Genis-Pouilly ; en plein milieu du spectacle, le compteur EDF a été ouvert et des fusibles arrachés. On s'est retrouvés dans le noir. Cela étant, si les insultes et les menaces sont clairement des réactions à mes propos sur le Front, il n'est pas possible de connaître les motivations exactes de ceux qui ont fait ça.
Sur le Net, les attaques continuent… L'une des dernières en date, fin novembre, était titrée : « La juive Sophia Aram veut se faire passer pour une fille d'immigrés »…
Oui, celle-là sortait de l'ordinaire et sur le coup j'ai beaucoup ri. L'auteur de ce blog assurait aussi que 99% des personnels d'Inter sont juifs ! On nage en plein irrationnel, c'est surprenant. Dès mes premières chroniques, des commentaires anonymes ont parlé de la « juiverie ». Vous comprenez, Aram, on ne sait pas trop d'où ça vient. Et comme j'ai déjà eu l'occasion de réagir à des propos antisémites…
Je suis une fille d'immigrés marocains. Je n'ai jamais connu le racisme. J'ai grandi en banlieue, j'ai eu une enfance et une adolescence sans histoire. J'ai fait des études – langues orientales – puis du théâtre à partir de mes 17 ans. Je suis de culture musulmane, mais je suis complètement athée. Je suis attachée à la laïcité. Je serais même favorable à ce qu'on instaure une fête nationale le 9 décembre, jour anniversaire de la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Je n'ai pas du tout l'esprit communautaire. Je me sens avant tout française.
Votre spectacle, Crise de foi, brocarde les religions… Vous avez reçu des menaces de milieux intégristes ?
Mis à part quelques insultes côté ultra catholique, il n'y a pas eu de réactions de ce type. Même si je pense que la religion est un très bon sujet comique, je ne cherche pas à provoquer les intégristes de tous poils et de toutes barbes. Il n'y a aucun symbole religieux dans le spectacle ; les symboles, je les laisse aux croyants. Je revendique juste le droit de ne pas croire et de me moquer de toutes ces histoires à dormir debout. Et puis, soyons clairs : on n'est pas en Iran, ce n'est pas un acte de bravoure que je fais là. Si, en France, on ne s'empare pas de cette liberté, on va finir par la perdre.
Les attaques qui vous visent viennent donc de l'extrême droite ?
Pour ce qui est des insultes et des menaces, c'est très majoritairement le cas. Mais ce qui m'a le plus surprise à cette période, ce sont des réactions de personnes, ou de supports, n'ayant a priori rien à voir avec l'extrême droite. Marianne2, par exemple, à travers des papiers de Philippe Bilger, l'ex-avocat général mégalomane… Le Figaro, toujours prêt à déculpabiliser l'électorat frontiste, qui m'a accusée de vouloir faire gagner 12 % au Front national – pas moins. Ou même Guy Carlier, sur Europe 1, qui m'a traitée de « petite conne ».
Son « petite conne » était censé répondre à cette fameuse chronique du mois de mars, où vous faisiez un parallèle entre les électeurs FN et des gros cons…
J'ai déjà eu l'occasion de m'en expliquer : je n'ai jamais traité les électeurs FN de gros cons ! J'ai dit que j'avais du mal à faire la différence entre une personne qui pense que tous ses problèmes sont liés à la présence d'immigrés en France, et des gros cons.
Aujourd'hui, vous acceptez de parler de toutes ces menaces. Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ?
Je ne l'avais jamais caché mais je n'en avais pas spécialement parlé non plus. Je m'étais contentée de refuser les interviews que l'on me proposait sur ce thème. Cette fois, quand vous m'avez sollicitée, j'ai décidé de vous répondre. J'ai compris que toutes les mises au point que je pourrais faire n'empêcheraient pas les insultes et les menaces de proliférer… Et puis nous allons entrer dans une période électorale : il faut que les électeurs sachent quelles sont les méthodes utilisées par une partie des supporters du Front national. Et quels sont les arguments de ceux qui plaident pour une banalisation du FN.
Propos recueillis par Valérie Lehoux
5/
L'express :
Une élue et un militant FN agressés à Marseille
Mardi vers 21h, Elisabeth Philippe et son camarade ont déjà collé cinq affiches aux abords de la cité Air Bel, un quartier sensible de la ville, quand deux hommes arrivent à leur niveau. Ils leur tombent alors dessus et les frappent avec le manche à balai du collage avant de prendre la fuite, selon les témoignages des deux militants FN, rapportés par la source proche de l'enquête.
Une conseillère régionale et un militant du Front national auraient été roués de coups mardi, alors qu'ils collaient des affiches dans un quartier sensible de la cité phocéenne. Le FN dénonce une "campagne d'exactions".
Une conseillère régionale et un militant du Front national viennent de porter plainte pour agression. Ils auraient été roués de coup par deux individus mardi soir, alors qu'ils collaient des affiches dans une cité de Marseille, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
Elisabeth Philippe, élue aux régionales en Paca en mars, a eu le petit doigt fracturé. Et le militant qui collait avec elle s'en sort avec le cubitus fracturé, selon une source proche de l'enquête qui n'a su donner aucun chiffre d'ITT. Leur voiture a également été endommagée.
Dans un communiqué, le Front national assure que son élue a eu "les deux mains" fracturées et dénonce une "campagne d'exactions visant ses élus et militants" au niveau national.
"Les blessures sont assez sérieuses"
Mardi vers 21h, Elisabeth Philippe et son camarade ont déjà collé cinq affiches aux abords de la cité Air Bel, un quartier sensible de la ville, quand deux hommes arrivent à leur niveau. Ils leur tombent alors dessus et les frappent avec le manche à balai du collage avant de prendre la fuite, selon les témoignages des deux victimes, rapportés par la source proche de l'enquête.
"Les blessures sont assez sérieuses", relevait mercredi le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest, ajoutant que l'usage d'une arme (l'objet utilisé pour frapper) et l'action en réunion caractérisent un délit, passible de renvoi en correctionnelle. L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.
[actu. Turquie]
1/
actuKurde.fr le 1er décembre 2011 :
La Turquie se dirigerait-elle vers le fascisme?
Avec l'encouragement et soutien actif de l'Occident, le gouvernement AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan a transformé la Turquie en une vaste prison ouverte. Les défenseurs des droits de l'homme et les milieux démocratiques craignent d'une descente vers le fascisme, évoquant la mise en œuvre de « doctrine ennemie » du nazisme.
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Personne n'est aujourd'hui en sécurité sous le régime AKP qui impose un seul choix : être un partisan d'Erdogan ou adepte de la Confrérie Gulen, gouvernement de l'ombre. Tous ceux qui critiquent le gouvernement risquent de se trouver derrières les barreaux.
La démocratie et l'AKP, ça ne colle pas !
Les reformes que l'Occident aime tant en parler ne servaient qu'au renforcement de ces conservateurs pour mieux s'implanter dans le système. Aujourd'hui, aucune reforme, ni avancement qui peut être considéré comme démocratique. Au contraire, la Turquie devient de plus en plus autoritaire avec des pratiques fascisantes que les pays européens évitent de voir.
En bref, la démocratie et l'AKP, ça ne colle pas ! La démocratie n'est qu'un simple instrument pour parvenir à son but, l'hégémonie totale. La démocratie, la liberté et l'égalité sont dangereux pour le gouvernement Erdogan, exactement comme en Tunisie de Ben Ali, en Syrie de Bachar Al Assad, en Irak de Saddam Hossein et en Iran de Mahmoud Ahmadinajad.
Il est maintenant indispensable de constater que des véritables reformes démocratiques renforceront la société civile, ce qui affaiblira le gouvernement AKP. On peut conclure que le gouvernement Erdogan n'est même pas capable de faire une seule loi démocratique, si ce n'est pas pour protéger ses intérêts.
Ni le clan Erdogan ni la confrérie n'ont jamais eu dans leur passé des actions ou des revendications pour la démocratie. La confrérie avait applaudi la junte militaire de 1980, son chef Fethullah Gulen était ami personnel de Alparslan Turkes, le défunt président des loups gris. Il avait des relations étroites avec Tansu Ciller, la première et la seule femme à exercer la charge de Premier ministre dans son pays entre 1993 et1996. Ciller est accusé d'être le responsable des exécutions extrajudiciaires par milliers. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont porté plainte contre elle pour qu'elle soit jugée.
Une fois que l'AKP a pris le contrôle de l'armée, la police, les médias, la justice et les services secrets, Erdogan et la Confrerie Gulen se sont lancés à la chasse aux kurdes, n'hésitant pas utiliser des armes chimiques contre les combattants du PKK, Parti des travailleurs du Kurdistan.
Le turquisme vert
Pour le PKK, la différence entre les Turcs blancs (kemalistes) et les verts (islamistes) c'est que les anciens étaient des négationnistes et se croyaient le seul maitre du pays, par contre le turquisme vert pense que les autres existent mais exigent une totale soumission. « L'AKP est aussi unioniste, ce qui mène à la même porte pour nous, les kurdes. Les turquismes blancs et verts exercent tous deux le fascisme contre le peuple kurde » affirme Murat Karayilan, le dirigent du PKK.
Sinon comment expliquer, l'emprisonnement de plus de 70 journalistes, d'au moins 33 avocats, d'une quarantaine de syndicalistes, des 500 étudiants, des centaines d'enfants et des centaines d'élus dont 18 maires et 8 députés, sans compter l'arrestation d'au moins 4 547 personnes au cours des sept derniers mois dans le cadre de l'affaire KCK, considéré par les opposants comme un complot politique du gouvernement pour intimider toute opposition. Chaque semaine des dizaines d'autres s'ajoutent à ces listes. Dans aucun pays du monde, on ne peut constater autant d'arrestations et de violations des droits de l'homme.
Et comment définir la mort de plus de 150 enfants kurdes en neuf derniers années du pouvoir AKP, les barrages destinés à inonder la région kurde et disparaitre son histoire, la mort des dizaines de combattants du PKK par des armes chimiques, les bombardements intensifs et sans cesses dans le Kurdistan irakien, la mort de civils, les lois liberticides, la justice qui relaxe les assassins de femmes et qui condamnent les victimes, la censure, les intimidations, la prise de contrôle des medias…
Descente vers le fascisme
La Confédération des syndicats des fonctionnaires publics (KESK) qui est dans la ligne de mire du gouvernement, parle d'une descente vers le fascisme, dénonçant fermement la condamnation le 28 novembre par la 8e cour d'assises d'Izmir de 25 syndicalistes membres de la confédération à une peine totale de 157 ans et cinq mois de prison. « C'est une décision politique » pour créer une société silencieuse et sans réaction, a dit la confédération dans un communiqué.
Doctrine ennemie du nazisme
Le président de l'Association de Juristes Contemporains (CHD), Selcuk Kozaagacli, évoque de son coté la « doctrine ennemie du nazisme » au cours d'une conférence de presse organisée conjointement mercredi 30 novembre à Istanbul avec l'association des droits de l'homme (IHD) pour dénoncer l'emprisonnement de 33 avocats, suite à des opérations menées le 22 novembre dans seize villes. Selon Kozaagacli, cette doctrine a été mise en œuvre en Turquie par le gouvernement Erdogan.
Pour l'avocate Fethiye Cetin, « La justice et les barreaux sont devenus les jouets du gouvernement ». Elle affirme que les autorités judiciaires considèrent une partie des citoyens comme des ennemis.
L'arrestation des avocats est la plus grave attaque depuis la création de la République turque, constate l'avocat Ercan Kanar.
Reste à savoir quel sera la fin de ce régime et quand ? Serait-ce au tour de la Turquie après la Syrie et l'Iran ou plutôt? Selon le BDP, principale force kurde, l'AKP prépare sa fin avec de telles répressions.
Par Maxime Azadi
Réseau d’informations libres de la Mésopotamie
[actu. Quebec]
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sabotagemedia.anarkhia.org :
Manif nationaliste identitaire attaquée
Montréal, le 26 novembre 2011, 18h.
La Légion Nationale, un groupe de nationalistes identitaires avec de fortes tendances d’extrême droite, a organisé une manifestation qui finalement se limita à un rassemblement, faute du nombre peu élevé de participants. Le rassemblement eut lieu à 12h, au coin des rues René-Lévesque et Guy, en face de l’hôtel Maritime Plaza, à deux pas du Centre Opérationnel Sud du SPVM. À ce rassemblement, il n’y avait qu’une quinzaine d’individus dont plusieurs étant visiblement des skinheads d’extrême droite. Plusieurs drapeaux du Québec étaient exposés. La collaboration des manifestants avec les policiers semblait évidente.
C’est alors qu’une trentaine d’Antifas arrivèrent on the spot en criant des slogans tels que ”Alerta Alerta Antifascista” . Une voiture de police se tenait entre les nationalistes identitaires (qui sont en fait, des socialistes néo-nazis voulant un Québec blanc, francophone et sans immigrants) et les Antifas. Cela n’empêcha pas les deux groupes de se lancer des pierres, des bouteilles et plusieurs autres projectiles.
Cela dura une dizaine de minutes. Alors que les voitures de police et les paniers à salade se ramenaient, les Antifas déguerpirent d’un coup en se faisant poursuivre par les policiers. Il y eut une dizaine d’arrestations. Plusieurs ont été relâché.es avec des contraventions exhorbitantes alors que d’autres sont toujours dans les cages du CO Sud.
Les flics qui protègent les fachos, c’est pas nouveau. La scène était tout de même spectaculaire.
Cet après-midi même, le groupe identitaire La Troisième Voie du Québec (une organisation nationaliste identitaire) accueillait Serge Ayoub, alias Batskin, qui devait faire une conférence dans un lieu inconnu. Serge Ayoub fut un skinhead d’extrême droite actif en France dans les années 80-90. Aujourd’hui, il a adapté son discours à des problématiques actuelles plus larges et s’est distancé de la sous-culture skinhead, ce qui rend son argumentaire d’autant plus influant.
Il semblerait que les discours de droite prenne de plus en plus place au Québec en s’intégrant parfaitement dans la ferveur de la fierté nationale cultivée depuis longtemps. Les orateurs touchent des cordes sensibles au sein de la population. Cela n’est pas surprenant; en temps de crise économique, il est trop facile d’accuser et de bâcher l’ennemi intérieur créé de toute pièce plutôt que d’attaquer le système capitaliste dans sa totalité. Impression de Déja Vue ?
Le discours des nationalistes-socialistes de droite veut construire une lutte de classe de travailleurs blanc et s’oppose clairement au capitalisme libéral mondialisé. Il craint tout élément susceptible de diluer la culture pure de la nation blanche et francophone. Le nationalisme québécois est une chose. Le nationalisme blanc en est une autre. Le nationalisme québécois n’a pas de ligne claire autrement que l’amour de la culture québécoise. Plusieurs positions politiques divergentes, tant de droite que de gauche, se retrouvent sous ce parapluie. Quant au nationalisme blanc, il s’accompagne de l’idée de pureté de «l’être civilisé» et de supériorité de la race blanche, justifiant ainsi une hiérarchie sociale des races. Comprendre le nationalisme identitaire tel un discours isolé et superficiel est certainement une erreur puisqu’en fait, il ne fait que rendre visible et honnête les dynamiques des structures sociales historiquement construites d’un monde hiérarchisé où le capital est maître et où les hommes blancs sont privilégiés et dominants. Il s’agit de la plainte de l’homme blanc dominant qui se victimise prétendant se faire envahir par ceux qu’il a toujours méprisé et dominé. Un salaud qui souhaite garder ses privilèges de salaud.
OÏ! OÏ! NIQUE LES FACHOS, LES FLICS ET LE CAPITAL!
[actu. Hongrie]
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fr.euronews.net :
L’extrême-droite hongroise veut détenir les Roms dans des camps
En plein débat sur les Roms, l’extrême-droite hongroise joue la surenchère. Le Jobbik a proposé de créer des camps de haute sécurité pour y enfermer les Roms, qu’il qualifie de menace publique. A l’approche des élections municipales du 3 octobre, le parti affiche ostensiblement ses thèses xénophobes. Et le candidat Gabor Staudt de citer d’autres pays en exemple :
“L’instauration de camps de protection publics résoudrait le problème du manque de places dans les prisons”, explique-t-il. “Je voudrais rappeler que tous les pays représentés au groupe du Parti populaire européen ont déjà concrétisé ces idées. Permettez-moi de mentionner M. Sarkozy en France, M. Berlusconi en Italie, ou un autre exemple approprié en Finlande.”
Pour le Jobbik, les tentatives d’intégration ont échoué et l’heure de la ségrégation est venue. Consterné, l‘élu de l’opposition socialiste Attila Mesterhazy accuse le centre-droit au pouvoir de ne pas riposter :
“Ce que dit le Jobbik est inacceptable. Et le pire, c’est que le Fidesz au pouvoir n’a pas pris ses distances avec ces propos xénophobes. J’appelle donc le gouvernement à se démarquer plus clairement de ce genre de déclarations et idéologies.”
Les Roms constituent la plus importante minorité dans l’Union européenne. Environ 700.000 vivent en Hongrie, pour la plupart dans des conditions insalubres.
[actu. Allemagne]
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lemonde.fr :
La meurtrière cellule néonazie allemande serait liée au NPD
La celulle néonazie tenue responsable de l'assassinat de neuf immigrants turcs et grecs en Allemagne entre 2000 et 2006 aurait des liens avec le parti allemand d'extrême droite le NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands, Parti national-démocrate d'Allemagne).
Le chef de la brigade criminelle allemande, Jörg Ziercke, a déclaré jeudi 1er décembre, que l'arrestation cette semaine à Iéna, en ex-RDA, d'un homme de 35 ans laissait penser qu'il existait des liens entre la cellule et le NPD, parti vivement hostile à l'immigration.
Cet homme, Ralf Wohlleben, a exercé par le passé des responsabilités au NPD dans le Land de Thuringe. Il est soupçonné d'avoir fourni des armes et des munitions à la cellule néonazie en question, qui était basée à Iéna. "Je suis persuadé que nous allons découvrir de nouveaux liens avec le NPD, a dit Jörg Ziercke lors d'une conférence de presse. Mais il incombe aux hommes politiques de décider ce que l'on doit faire des preuves apparaissant au fil de notre enquête. Cela n'est pas de notre ressort."
A en croire un sondage rendu public par la première chaîne de la télévision publique, ARD, 74 % des personnes interrogées sont favorables à l'interdiction du NPD. 80 % d'entre elles estiment qu'il faudrait modifier les lois protégeant la vie privée de manière à permettre aux services de sécurité de conserver des informations sur les personnes soupçonnées d'appartenir à des groupuscules d'extrême droite potentiellement violents.
Le NPD est représenté dans les assemblées régionales de Saxe et de Mecklembourg-Poméranie occidentale, deux Länder de l'ancienne République démocratique allemande, mais ce parti n'a aucun élu au Parlement fédéral. Il perçoit un million d'euros par an d'argent public au titre du financement des formations politiques.
Une démarche visant à faire interdire le NPD avait échoué en 2003, la procédure ayant été jugée non conforme à la Constitution. "S'il est avéré que le NPD a eu des contacts avec cette cellule, ce sera un argument fort en faveur de son interdiction", a déclaré M. Ziercke, qui a lancé un appel à la population pour qu'elle communique tout indice sur le groupuscule de criminels néonazis.
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Action antifasciste
Lettre d'info #2 – 9/12/2011
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